vendredi 23 juin 2017

Témoignages : des frenchies au Canada

L'équipe de ZOOM a recueilli des témoignages d'expats, d'étudiants ou de touristes ayant visité le Canada. Et tous s'accordent à dire que les Québécois sont accueillants, les paysages magnifiques et la poutine délicieuse ! (ah non pas ça...) Peut-être que ça vous donnera envie d'y faire un tour ?

Tamara est restée un mois à Montréal en 2010.
Quels souvenirs gardes-tu de ton séjour ? 
Des parcs immenses, des écureuils partout, des avenues interminables, une vraie vie souterraine et des gens très accueillants ! Et les brunchs !
As-tu mangé de la poutine (plat typique et copieux) ? 
Oh que oui ! On m'en avait tellement parlé ! C'est bon, mais qu'est-ce que c'est riche ! 
Qu'as-tu apprécié durant ton séjour ?
 C'est très vivant, les gens sont chaleureux et surtout j'adore leur accent et leurs expressions.
Qu'as-tu le moins apprécié ? 

De la pièce de théâtre au film - Juste la fin du monde

LA PIECE DE THEATRE


Juste la fin du monde
Ecrit par Jean-Luc Lagarce, 2000
Cote : 842 LAG (Pôle Littératures et Langues)



De Kafka à Stieg Larsson, l’auteur de la trilogie Millénium, nombreux sont les auteurs qui ne purent apprécier la notoriété de leur vivant. Jean-Luc Lagarce est l’un de ceux-là. Mort du SIDA en 1998 à l’âge de 38 ans, ce Franc-comtois fut pourtant un auteur prolifique. En seulement 20 ans, il rédigea plus de 25 pièces de théâtre, et un Journal de sa vie, aujourd’hui étudié jusque dans les lycées. Dramaturge, il fut aussi metteur en scène de ses propres pièces, et de celles d’auteurs qu’il admirait, comme Eugène Ionesco. Mais c’est véritablement son style inimitable qui le propulse comme auteur-phare des années 1990/2000. Il ne faut pas oublier qu’il est, aujourd’hui, l’auteur de théâtre français contemporain le plus joué dans l’Hexagone, et à l’international ! 

Ce qui fait de Lagarce un écrivain à part entière c’est sûrement sa pratique de la langue française, une écriture précise et juste. La poésie qui transparaît de Juste la fin du monde est sans nul doute la plus représentative de l’ensemble de son œuvre, comme si ce

jeudi 22 juin 2017

Expressions et mots québécois

De plus en plus de jeunes sont attirés par le Québec, que ce soit pour les études, les stages ou les voyages. Et ça vaut le détour ! Mais attention, les québécois ont beau parler français, on est quand même un peu perdu quand on les écoute… Alors on vous a concocté une sélection d'expressions et de mots à connaître avant de se lancer !




Allo = Salut
Bienvenu = Y a pas d’quoi
Bonjour = Bonne journée
Dessins Zelda Zonk
Tantôt = Tout à l’heure
Présentement / Asteure = Maintenant
Aller aux vues = Aller au cinéma
Attache ta tuque ! = Tiens-toi prêt !
Abrille-toi = Couvre-toi
Tu m'niaises = Tu te moques de moi
Je suis tanné = J'en ai marre
Ma blonde = Ma copine
Mon cheum = Mon copain 
Accordez-vous = Arrêtez de vous disputer
Des chicanes = Des engueulades
Déjeuner, dîner, souper =  Petit-déjeuner, déjeuner, dîner
Une gang = Une bande de copains
Dessins Zelda Zonk
Un sacre = Un juron
La sloche / slotch = La neige fondue
C't'écoeurant = C'est délicieux
Il est épais = Il est idiot
Frette = Froid (très utile !)
Kioute = Mignon
C'est platte = C'est ennuyeux
Le dépanneur = Épicerie ouverte tard le soir
Magasiner = faire du shopping
Allez gazer = Faire le plein d'essence
Parquer son char = garer sa voiture
Donne-moi une chance = Laisse-moi tranquille 
Avoir du fun / C'est l'fun = S'amuser / C’est chouette
Passer la nuit sur la corde à linge = Passer une nuit blanche
Stie ! / Tabarnak ! / Côliss ! / Ciboer ! (versions soft : Côline, Tabernouche, Taberouette… ; versions hard : ostie d’câlisse, ostie d’câlisse de tabarnak, ostie d’ciboère de criss, ostie d’tabarnak, câlisse d’épa...) = Putain !
Avoir de l’eau dans la cave = Avoir un pantalon trop court 
Avoir des bidoux = Avoir de l'argent
Des ustensiles = Des couverts
Planter / cogner des clous = S'endormir
Fou comme un balai = Très excité parce qu’on est très content d’apprendre quelque chose
Y’a de quoi avoir le piton collé = Il y a de quoi avoir un fou rire
Ti boss de bécosse = Se dit d'une personne qui se prend pour le chef

Prix de la critique des Lycées 2017

Le troisième Prix de la Critique 2017 a été attribué à Ariane Merland, élève de Seconde du Lycée Richelieu pour un texte inspiré de Quelqu'un qu'on aime de Séverine Vidal (Sarbacane, 2015).


C’était la fin. Je le savais. Je le sentais. Je venais de tomber à terre. J’avais toujours ce papier entre les mains. La dernière feuille. La touche finale, celle qui donne une raison à tout ce qui précède. Il fallait la lâcher maintenant. Qu’elle aille rejoindre les autres dans le désert. Je trouvais la force de lever mon bras, sentant le vent chaud qui coure sur le sable, et lâchai prise. Je me laissai enfin tomber, fermant les yeux pour la dernière fois avec cette vision, la feuille qui s’en allait, loin, au gré des tourbillons du désert. Au revoir Old Gary.
Susan s’était bien dit que c’était bizarre, ces pages manquantes dans le carnet. Gary l’avait laissé. Gary était parti, abandonnant sa mémoire, la laissant derrière lui, elle n’était maintenant plus que des mots sur du papier. Susan avait attendu trois jours pour ouvrir le carnet, en quête d’un indice qui pourrait bien les mener au disparu. En feuilletant les pages, en entrant dans la mémoire désordonnée du vieil homme, elle avait remarqué que les notes s’arrêtaient brusquement, après une pensée qu’il avait écrite : « Je vais mourir. Finalement, ça ne fait pas si peur. Je verrai enfin ce qu’il y a de l’autre côté. » Toutes les pages d’après avaient été arrachées. Elle s’était bien demandé la raison de leur disparition. Des souvenirs douloureux ? Pas assez détaillés ? Inutiles ? Ce n’est que lorsque les policiers les avaient convoqués, elle, Matt, Antonia et Luke, pour leur annoncer que Gary avait été

Prix de la critique des Lycées 2017

Le deuxième Prix de la Critique 2017 a été attribué à Tom Bouchardon, élève de Seconde du Lycée Passy-Buzenval pour un texte inspiré de Little sister de Benoît Séverac (Syros, 2016).



Passion éphèmere

Christophe Colomb n’était qu’un précurseur. Une découverte inédite, celle d’une terre nouvelle et inhabitée, à laquelle Amérigo donna son nom. Toulouse fut le théâtre de la débâcle émotionnelle de Lena. Elle aussi a fait une découverte inédite, celle de la sordide célébrité. Elle ne demandait rien, elle a trop reçu. Et puis, pour retranscrire cette triste catharsis moderne, le chef d’orchestre de cette situation pittoresque, a été choisi par son récit. Comme si la puissance et la fatalité des événements avaient eux-mêmes choisi leur chef, leur auteur. Les mots s’enchaînent, épousent l’histoire, la décrivent comme digne des plus grandes tragédies grecques. Une tragédie en cinq actes, haletante, fatale et surtout inédite. Comme Colomb, Lena s’est aventurée dans un monde, dans une vie, qu’elle ne connaissait pas. Quand Colomb a dévié de la route des Indes pour rejoindre l’Amérique, Lena a dévié de la voie de la raison pour rejoindre le continent de la confiance, de l’amour. Mais, a contrario du navigateur italien, elle s’est pris les pieds dans cette confiance aveugle. Alors, on aurait pu s’attendre à un passage digne des plus grands thrillers psychologiques, une phase d’hésitation, de

Copier / Coller #15




Rebel Heart
Madonna
Interscope Records, 2014
Cote : 2 MAD








Confection
Sébastien Tellier
La Baleine, 2013
Cote : 099 TEL

Prix de la critique des Lycées 2017

Le premier Prix de la Critique 2017 a été attribué à Corinne Léon, élève de Seconde du Lycée Gustave Eiffel pour un texte inspiré de Quelqu'un qu'on aime de Séverine Vidal (Sarbacane, 2015).


Mon cher Luke,

Un an de plus. Une nouvelle année qui s’offre à toi. J’aurais tellement de choses à te dire, pour ce nouveau chapitre que tu commences. Je ne sais même pas par où commencer. Sûrement vaut-il mieux le faire par le début.

La première fois, j’ai juste relevé mais je n’ai pas retenu. Il avait simplement mélangé quelques lettres, après tout.
En y repensant, peut-être était-ce un prélude, une sorte d’indice de ce qui allait se passer. Un indice bien ironique.
A l’époque, je ne connaissais encore rien. Je pensais naïvement que tout allait bien se passer. J’étais quelque peu perdue, oui ; mais je pensais que cela ne serait que passager. Je pensais que j’aurais ce poste, que je vivrais cette vie tant rêvée – beaucoup trop rêvée. Idéalisée. Que Lane viendrait me voir de temps en temps, promenant sur moi son regard scrutateur – son regard de grande sœur bienveillante. Que, fidèle à son rôle, elle aurait tout observé, pour à la fin se tourner vers moi et me dévisager.
Peut-être qu’elle savait déjà, en fait. Peut-être qu’elle savait que ce travail n’était pas pour moi. Peut-être qu’elle savait que je n’aurais pas été heureuse. Peut-être qu’elle savait qu’il manquait quelque