mercredi 16 mai 2018

Mai 68... Il y a 50 ans

Du 2 au 26 mai prochain, la médiathèque propose de nombreuses animations : ateliers ludiques pour petits et grands, conférences philosophiques et musicales ainsi que des expositions.


Expositions du mercredi 2 au samedi 26 mai 



  • « Mai 68, à la une » : présentation des unes de presse du mois de mai 1968. Forum de la Médiathèque et Bibliothèque Renoir
  • Présentation d'objets du quotidien des années 60-70. Secteur Sciences et Société
  • Présentation de pochettes vinyles des années 60-70 et d'un sélection de publicités de l'époque. Pôle Musique, Cinéma, Arts, Loisirs





  • Surprise-party - samedi 26 mai de 19h à 20h30
Soirée dansante autour d'une playlist musicale des années 60/70.
Forum de la médiathèque
Réservation au 01 47 14 54 54 




  • Ateliers « Portraits psyché » - samedi 26 mai de 14h à 15h30

Ateliers créatifs pour se faire tirer le portrait à l'esthétique psychédélique. N'oubliez pas d'apporter votre photo !
Salle multimédia
Réservation au 01 47 14 54 54 



Conférences 

  • Samedi 5 mai à 17h « Mai 68, 50 ans après », leçon philosophique par Daniel Ramirez
  • Samedi 26 mai à 16h « Les late 60's. De Penny Lane à Altamont » par Guillaume Ruffat.


ZOOM Sélection (Livres)


HUIT CLOS LITTÉRAIRE

Le 22 mai 1968, alors que le personnel de l'hôtel parisien Le Meurice est en grève, la remise du prix Roger-Nimier à Patrick Modiano, jeune auteur inconnu, doit se dérouler lors du déjeuner. Les autres membres du jury, notamment Paul Morand, Bernard Frank et la milliardaire Florence Gould, légèrement alcoolisée, s'interrogent sur les conditions de l'arrivée du lauréat et sur les événements.

Le Déjeuner des barricades
Pauline Dreyfus
Grasset, 2017
Cote : R DRE



POLAR MARSEILLAIS

En 1967, la jeunesse gronde et mai 1968 n'est plus très loin. À Marseille, sur fond de guerre entre mafias, l'assassinat d'un militant gauchiste et la disparition d'une liste de noms laissent penser que le Service d'action civique prépare un coup. Paco Martinez est chargé d'enquêter sur ce meurtre lorsque des motards tuent sous ses yeux le principal témoin. 

Pointe rouge
Maurice Attia
Actes Sud, Babel noir, 2007
Cote : RP ATT



GODARD ENGAGÉ

En février 1968, le couple que forment Anne Wiazemsky et Jean-Luc Godard vient de s'installer dans un nouvel appartement à Paris. La narratrice raconte l'étiolement de leur mariage, jusqu'à leur séparation en 1969. Elle évoque également son point de vue sur les événements de Mai 1968 et dresse le portrait de nombreux artistes et intellectuels, comme Pier Paolo Pasolini, Georges Deleuze ou François Truffaut.

Un an après
Anne Wiazemsky
Gallimard, 2014
Cote : R WIA


TRAJECTOIRES DIVERSES

François, la soixantaine, cadre dans un groupe en cours de restructuration, est miné par la perspective d'un possible licenciement à quelques années de la retraite. Un jour, il reçoit un message d'un ancien ami de lycée, qui a trouvé son adresse par l'intermédiaire d'un site Internet. Ainsi il va retrouver ses anciens camarades d'Aubervilliers, marqués, eux aussi,  par Mai 1968.

Camarades de classe
Didier Daeninckx
Gallimard, 2008
Cote : R DAE



SAGA FAMILIALE

Une famille au coeur de la crise sociale de Mai 68, et qui deviendra une fracture dans l'intimité de chacun. Mélina, la mère, vit les événements depuis sa cuisine, tous les siens se sont éparpillés, chacun sa révolution. Une famille moyenne, trois enfants, le père un peu coco, des crédits en cours, la province pas très loin, le général de Gaulle père de la nation, le poulet du dimanche...

Demandons l'impossible
Hervé Hamon
Panama, 2008
Cote : R HAM



QUÊTE D’IDENTITÉ 

Mai 68. Les étudiants entraînent la France dans une révolution aussi poétique que politique. En marge de ces événements, Élise et Vanessa frôlent la mort, chacune à leur façon. Elles se retrouvent toutes les deux dans la même terminale, avec le bac en perspective, partageant la même passion pour la poésie, la même quête de liberté, la même faim de vie...

Faim de vie
Marie-Florence Ehret
Oskar, 2011
Cote : J EHR ADO

lundi 30 avril 2018

Idées sorties

De nombreux débats et expositions ont lieu à l'occasion du cinquantenaire de mai 68. Voici une sélection de six événements parisiens :



  • 1968-2018 : Prop'osons ! Toute l'année, Université Paris-Nanterre

Nanterre est « ancré dans l'imaginaire collectif comme le point de départ d'un large mouvement politique et social ». Pour le  célébrer, l'université propose de nombreux rendez-vous tout au long de l'année. 
Plus d'infos : https://prop-osons.parisnanterre.fr/

  • Mai 68-Assemblée Générale - Du 28 avril au 20 mai 2018, Centre Pompidou
« Cette manifestation vivante célèbre et interroge la contemporanéité de Mai 68. Elle occupera de façon permanente le Forum sur plus de trois semaines sous forme d'expositions, débats, performances, projections, ateliers, le tout en entrée libre ».
Plus d'infos : Assemblée Générale - Centre Pompidou

  • 68, les archives du pouvoir - Du 3 mai au 17 septembre, Archives nationales
L'exposition invite à décou-vrir 68 depuis l'autre côté de la barricade, depuis les bureaux de l'administration, de la préfecture et du pouvoir exécutif.
Plus d'infos : Archives Nationales

  • Mai 68. L’architecture aussi ! - Du 16 mai au 16 septembre 2018, Cité de l'architecture & du patrimoine 
L’exposition illustre la genèse et les formes du renouvellement de l’enseignement de l’architecture, en France, au cours des années 1960 et 1970.
Plus d'infos : Cité de l'architecture

  • Images en lutte - Du 21 février au 20 mai, Beaux-Arts de Paris
« Fruit des regards croisés de deux disciplines, l’histoire de l’art et l’histoire, cette exposition propose une lecture documentée des années 1968-1974, où l’art et la politique, la création et les luttes sociales et politiques furent intimement mêlés ».
Plus d'infos : Beaux-Arts de Paris

  • Icônes de Mai 68. Les images ont une histoire - Du 17 avril au 26 août, BNF
« 50 ans après les événements de 1968, cette exposition revient sur la construction médiatique de notre mémoire visuelle collective. Elle permet de suivre la trajectoire d’images célèbres et de comprendre pourquoi la mémoire visuelle de Mai 68 se conjugue en noir et blanc alors que les événements ont été couverts en couleurs par la presse de l’époque ».
Plus d'infos : BNF


Pour plus d'informations, rendez-vous sur soixantehuit.fr

mardi 24 avril 2018

ZOOM Sélection (films)


JEAN-LUC GODARD...


Paris 1967. Jean-Luc Godard, le cinéaste le plus en vue de sa génération, tourne La Chinoise avec la femme qu'il aime, Anne Wiazemsky, de 20 ans sa cadette. Ils sont heureux, amoureux, séduisants, ils se marient. Mais la réception du film à sa sortie enclenche chez Jean-Luc une remise en question profonde. Mai 68 va amplifier le processus, et la crise que traverse Jean-Luc va le transformer profondément.

Le Redoutable
Réal. Michel Hazanavicius, 2017
Cote : F HAZ



FACE A SON FILM...

Dans un appartement dont les murs sont recouverts de petits livres rouges, des jeunes gens étudient la pensée marxiste-léniniste. Leur leader, Véronique, propose au groupe l'assassinat d'une personnalité. Réalisé un an avant les événements de Mai 68, La Chinoise est considéré comme un film prophétique.

La Chinoise
Réal. Jean-Luc Godard, 1967
Cote : F GOD



EN ANGLETERRE 

Au cœur du Swinging London de 1968, au croisement de la Beat Generation de Ginsberg, des Black Panthers et de la contre-culture pop, trois jeunes Anglais, horrifiés par la photo d’un enfant vietnamien blessé, essaient de comprendre la spirale de la violence de la guerre du Viêt Nam et de surmonter leur sensation d’impuissance.

Tell me lies
Réal. Peter Brook, 1968
Cote : F BRO



LES FEMMES AUSSI

1971. Delphine, fille de paysans, monte à Paris pour s’émanciper du carcan familial et gagner son indépendance financière. Carole est parisienne. En couple avec Manuel, elle vit activement les débuts du féminisme. Lorsque Delphine et Carole se rencontrent, leur histoire d'amour fait basculer leurs vies.

La belle saison
Réal. Catherine Corsini, 2015
Cote : F COR



ET APRES ?

Région parisienne, début des années 70. Jeune lycéen, Gilles est pris dans l’effervescence politique et créatrice de son temps. Comme ses camarades, il est tiraillé entre un engagement radical et des aspirations plus personnelles. De rencontres amoureuses en découvertes artistiques, Gilles et ses amis vont devoir faire des choix décisifs pour trouver leur place dans une époque tumultueuse.

Après mai 
Réal. Olivier Assayas, 2012
Cote : F ASS



MOURIR EN MAI

Une vieille dame s'éteint dans une grande demeure du Sud-Ouest. Son fils, Milou, qui a soixante ans et qui s'occupe de la propriété, convoque pour l'enterrement son frère Georges et sa belle-sœur Lily, sa nièce Claire, sa propre fille, Camille et le reste de la famille. Mais nous sommes en mai 1968. Depuis deux semaines Paris est à feu et à sang.

Milou en mai 
Réal. Louis Malle, 1990
Cote : F MAL

vendredi 20 avril 2018

Du film à la bande originale : Le Péril jeune

Le film

Le Péril jeune
Réalisé par Cédric Klapisch, 1995
Avec Romain Duris, Vincent Elbaz, Elodie Bouchez…
Cote : F KLA


Années post-soixantehuitardes, Paris. Ils sont lycéens, le bac approche mais leurs préoccupations sont ailleurs : les manifs, les filles, les drogues, passer des heures dans le même café, jouer au flipper et commander un café avec cinq pailles parce qu’ils n’ont pas un rond. Maurice ne rêve que d'échapper à la boulangerie familiale, Alain vit l'épopée sportive des Verts de Saint-Etienne, Bruno veut devenir Jimi Hendrix et Léon réfléchit au meilleur moyen de changer le monde...

Le Péril jeune c’est l’histoire d’une génération, quelques années après Mai 68 qui a laissé des traces : le militantisme lycéen, certains profs un peu hippies, les squats aux tentures bariolées qui sentent le patchouli.



ZOOM+
Une partie du casting a été réalisée au cours Florent. 200 apprentis comédiens ont tenté leur chance dont certains très connus aujourd’hui comme Gilles Lellouche ou Gad Elmaleh !

ZOOM+
Cédric Klapisch a du flair ! Le Péril jeune marque en effet les débuts à l’écran de jeunes acteurs très prometteurs : Romain Duris, Vincent Elbaz, Hélène de Fugerolles, Elodie Bouchez. Rien que ça !

ZOOM+
Romain Duris a été repéré dans la rue lors d’un casting sauvage. C’est d’ailleurs le seul comédien non professionnel de la distribution. À l’époque, il étudiait dans une école d’arts appliqués et enchaînait les petits boulots. Il n’était pas très partant au départ car il se méfiait de la télévision qu’il trouvait vulgaire, et il attendait une réponse d’une pizzeria pour un boulot potentiel…

ZOOM+
Le titre du film Le Péril jeune fait référence au Péril jaune qui remonte à la fin du XIXème siècle, celle d'une peur que les peuples d’Asie surpassent les Blancs et gouvernent le monde.

mardi 17 avril 2018

Pour vous, c'est quoi Mai 68 ?

Quelque soit la génération, ces événements ont marqué les esprits. Nous avons recueillis des témoignages de jeunes et de moins jeunes afin de confronter le ressenti de chacun.


"À la maison, je n’avais pas le droit de regarder la télévision. C’est ma sœur, étudiante au Quartier Latin qui m’a informé du début des événements. Mes parents étaient un peu inquiets. Pour moi, jeune homme de 15 ans, ce fut d’abord de l’effroi puis une révélation au monde. Je découvris alors Paris et Saint-Germain-des Près. 
Mai 68, c’est l’ébranlement de l’autorité traditionnelle, la fin du discours des parents et des professeurs et de la blouse obligatoire au lycée. Le concept de discipline s’en trouve bouleversé. C’est aussi la libération de la femme avec les débuts du MLF et les débats sur la contraception et la sexualité.
Mai 68, avant tout un espace de liberté !"
Emmanuel, 65 ans

"C’est un mouvement social marquant, en faveur de l’égalité, de la prospérité économique (avec la lutte contre le chômage, l'augmentation des salaires) et de la libéralisation sexuelle."
Juliette, 23 ans

"Je ne peux m’empêcher de penser à Auteuil Neuilly Passy, chanson des Inconnus. Pour moi, c’est une révolution de jeunes issus de milieux favo-risés, une révolution de riches ! Tout a démarré à la Sorbonne…"
Alexandre, 18 ans 

"Une citation de Cohn-Bendit me paraît correctement résumer cette étrange parenthèse.  En 1998, il déclare au Monde de l'Éducation : « Il y a trente ans, j'ai incarné en France ce qu'on appelait en Allemagne « die antiautoritäre Bewegung » : le mouvement anti-autoritaire. Parmi tous ceux qui se disaient révolutionnaires à l'époque, nous étions peu à nous réclamer du courant libertaire et nous avions à nous démarquer de tous les groupuscules léninistes d'obédience trotskiste ou maoïste. Et pourtant c'est bien ce souffle libertaire qui a traversé la France en mai 1968 et touché tous les milieux, et les avant-gardes autoproclamées. Les grands partis politiques furent un moment, comme les psychanalystes, mis au chômage technique. Ils retrouveront tous leur clientèle dans les jours tristes de l'après-mai... »"
Victor, 65 ans

"Les CRS dans la rue et les engueulades dans la famille."
Hervé, 55 ans

Nous vivions en Tunisie à ce moment-là. Ça a été la « non-présence » et la radio qui faisait peur.  « Heureusement, on y était pas. ».
Danielle, 75 ans