vendredi 20 avril 2018

Du film à la bande originale : Le Péril jeune

Le film

Le Péril jeune
Réalisé par Cédric Klapisch, 1995
Avec Romain Duris, Vincent Elbaz, Elodie Bouchez…
Cote : F KLA


Années post-soixantehuitardes, Paris. Ils sont lycéens, le bac approche mais leurs préoccupations sont ailleurs : les manifs, les filles, les drogues, passer des heures dans le même café, jouer au flipper et commander un café avec cinq pailles parce qu’ils n’ont pas un rond. Maurice ne rêve que d'échapper à la boulangerie familiale, Alain vit l'épopée sportive des Verts de Saint-Etienne, Bruno veut devenir Jimi Hendrix et Léon réfléchit au meilleur moyen de changer le monde...

Le Péril jeune c’est l’histoire d’une génération, quelques années après Mai 68 qui a laissé des traces : le militantisme lycéen, certains profs un peu hippies, les squats aux tentures bariolées qui sentent le patchouli.



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Une partie du casting a été réalisée au cours Florent. 200 apprentis comédiens ont tenté leur chance dont certains très connus aujourd’hui comme Gilles Lellouche ou Gad Elmaleh !

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Cédric Klapisch a du flair ! Le Péril jeune marque en effet les débuts à l’écran de jeunes acteurs très prometteurs : Romain Duris, Vincent Elbaz, Hélène de Fugerolles, Elodie Bouchez. Rien que ça !

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Romain Duris a été repéré dans la rue lors d’un casting sauvage. C’est d’ailleurs le seul comédien non professionnel de la distribution. À l’époque, il étudiait dans une école d’arts appliqués et enchaînait les petits boulots. Il n’était pas très partant au départ car il se méfiait de la télévision qu’il trouvait vulgaire, et il attendait une réponse d’une pizzeria pour un boulot potentiel…

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Le titre du film Le Péril jeune fait référence au Péril jaune qui remonte à la fin du XIXème siècle, celle d'une peur que les peuples d’Asie surpassent les Blancs et gouvernent le monde.

mardi 17 avril 2018

Pour vous, c'est quoi Mai 68 ?

Quelque soit la génération, ces événements ont marqué les esprits. Nous avons recueillis des témoignages de jeunes et de moins jeunes afin de confronter le ressenti de chacun.


"À la maison, je n’avais pas le droit de regarder la télévision. C’est ma sœur, étudiante au Quartier Latin qui m’a informé du début des événements. Mes parents étaient un peu inquiets. Pour moi, jeune homme de 15 ans, ce fut d’abord de l’effroi puis une révélation au monde. Je découvris alors Paris et Saint-Germain-des Près. 
Mai 68, c’est l’ébranlement de l’autorité traditionnelle, la fin du discours des parents et des professeurs et de la blouse obligatoire au lycée. Le concept de discipline s’en trouve bouleversé. C’est aussi la libération de la femme avec les débuts du MLF et les débats sur la contraception et la sexualité.
Mai 68, avant tout un espace de liberté !"
Emmanuel, 65 ans

"C’est un mouvement social marquant, en faveur de l’égalité, de la prospérité économique (avec la lutte contre le chômage, l'augmentation des salaires) et de la libéralisation sexuelle."
Juliette, 23 ans

"Je ne peux m’empêcher de penser à Auteuil Neuilly Passy, chanson des Inconnus. Pour moi, c’est une révolution de jeunes issus de milieux favo-risés, une révolution de riches ! Tout a démarré à la Sorbonne…"
Alexandre, 18 ans 

"Une citation de Cohn-Bendit me paraît correctement résumer cette étrange parenthèse.  En 1998, il déclare au Monde de l'Éducation : « Il y a trente ans, j'ai incarné en France ce qu'on appelait en Allemagne « die antiautoritäre Bewegung » : le mouvement anti-autoritaire. Parmi tous ceux qui se disaient révolutionnaires à l'époque, nous étions peu à nous réclamer du courant libertaire et nous avions à nous démarquer de tous les groupuscules léninistes d'obédience trotskiste ou maoïste. Et pourtant c'est bien ce souffle libertaire qui a traversé la France en mai 1968 et touché tous les milieux, et les avant-gardes autoproclamées. Les grands partis politiques furent un moment, comme les psychanalystes, mis au chômage technique. Ils retrouveront tous leur clientèle dans les jours tristes de l'après-mai... »"
Victor, 65 ans

"Les CRS dans la rue et les engueulades dans la famille."
Hervé, 55 ans

Nous vivions en Tunisie à ce moment-là. Ça a été la « non-présence » et la radio qui faisait peur.  « Heureusement, on y était pas. ».
Danielle, 75 ans

jeudi 12 avril 2018

Copier / Coller #17




Dangerous
Michael Jackson
1991
Cote : MUS 2 JAC



Les yeux plus gros que le monde
Black M
2014
Cote : JEU 099.1 BLA

Editoo #17

1968 ! 
Il suffit d’évoquer cette date pour libérer les souvenirs, les témoignages, les prises de position, pour explorer le prisme de ce désir d’émancipation, de cette soif de vivre. Merci à tous ceux qui nous ont fait confiance et ont partagé avec nous l’écho de ce mois de mai troublé. 
Le 14 mai, la France se retrouve en grève générale, dans toutes les grandes villes, il n’y a plus de poste, plus d’essence, plus de ramassage d’ordures. Des dizaines d’usines sont occupées, les administrations désertées, et plus de 2 millions d’employés et d’ouvriers bloquent le pays. Il faudra attendre le 30 mai pour l’annonce de la dissolution de l’Assemblée par le général de Gaulle. Sa rupture avec les Français interviendra dix mois plus tard. 

Ailleurs, Martin Luther King vient d’être assassiné et le Printemps de Prague prendra fin en août quand les chars soviétiques envahiront la Tchécoslovaquie. 
Jacques Dutronc chante Paris s’éveille, les premières pubs envahissent la télé.  Enfin, en septembre sort le film culte de Stanley Kubrick  2001, l’Odyssée de l’espace. Là encore, le conflit « humain » entre l’astronaute et l’ordinateur est devenu une scène d’anthologie. 

Cinquante ans plus tard, nos paradoxes sont toujours là, sous les pavés. 

L'équipe de ZOOM